16 NOV. 14:00 23 MAR. 17:00

Au plis de l’humanité et de la robotique

Robot Logis
Christophe Gonthier (France)

L’atelier consiste à fabriquer de faux robots qui ne servent à rien et que l’on pourra admirer en exposition. Par quels moyens ?

- Objets du quotidien : Quelles sont ces choses d’aujourd’hui ? Que seront-elles demain ? Seront-elles essentielles à notre idée du bonheur et du confort moderne ? Georges Pérec demandait déjà en 1965 si le bonheur se trouvait « dans les choses ».

- Utile et inutile : Robot vient du tchèque robota qui veut dire corvée. Mais le dictionnaire dit sur l’utilité « Qui rend service ». Est-ce que ces machines sont utiles selon vous ? Est-ce qu’elles rendent la vie plus facile ? Est-ce qu’elles nous rendent plus heureux ? Esclaves de ces assistants devenus indispensables au quotidien, nous ne voyons même plus notre dépendance à leur égard. Et une simple panne d’électricité nous rend alors incapables dans bien des choses.

- Marketing et nouvelles technologies : Le marketing peut-il tout vendre ? Sur quelle partie de notre intellect jouent les messages publicitaires ? Où se trouve la limite entre informer et créer un besoin ? L’ambiguïté d’un message relève-t-elle d’une incompréhension du lecteur ou d’une imposture de l’auteur ? L’omniprésence des nouvelles technologies et le trans-humanisme ? Notre consommation quotidienne nous contraint à désirer l’illusion éphémère et nous maintient dans une crise identitaire. Après le Bauhaus et sa « dictature du carré » nous sommes aujourd’hui dans la dictature du rectangle. Carte de crédit pucée dans l’avant bras, géolocalisé et web-connecté, l’humanité s’homogénéise et s’auto-dénigre.

- Recyclage : Que deviennent nos objets une fois qu’ils ont été ? Ont-ils une vie après leur mort ? Comment redonner un sens aux déchets pour qu’ils nous « servent mieux » ? En les ressuscitant en objets d’art ?

Robots : ils sont parmi nous
Philippe Boisnard (France)

d’une logique de la mutation

Au travers d’un panorama cinématographique (le cinéma étant un reflet du monde qui explore autrement notre temps, nos relations et permet de découvrir des vérités qui ne sont données ailleurs), Philippe Boisnard pose la question du sujet de l’humain à l’heure de sa transformation technologique.

De « Metropolis » à « Real Steel », an passant par « Robocop » et « Ex-Machina », les robots humanoïdes (ou hommes fabriqués) ont-ils une identité ?

Introduction : enquête / fascination / volonté de remplacement

1. Zone paranoïaque

1.1 Luddites

1.2. 1 Samuel Butler : Erewhon

1.2. 2 Human Battery - The Matrix

1.3 la question de la ressemblance : esprit ou bien physique

2. Intelligence Artificielle + technologie = humanoïde

2.1 Une question de droit : quels statuts pour les robots

2.2 Asimov, Cercle vicieux, 1942

2.3 Paranoïa et statut juridique

2.4 entre être et objet

3. la pensée du cyborg

3.1 L’homme comme potentielle machine

3.2 les robots prothèses

machines sensibles

visite guidée

L’exposition Machines sensibles proposera une sélection de machines mécaniques, électriques, électroniques et numériques dont le comportement nous incite à leur prêter une âme.

Les machines « sensibles » sont celles qui provoquent chez nous un phénomène d’identification, voire même de projection, en étant le miroir de nous-même. Elles nous renvoient à notre fragilité, à nos joies, à nos peurs, à nos angoisses, à nos désirs, à tous les comportements absurdes que nous mettons en place pour tenter de contourner nos faiblesses. Elles nous confrontent à la beauté et à l’absurdité de la condition humaine. Mais cette sensibilité n’est-elle pas aussi source d’angoisse ? Jusqu’où pouvons-nous accepter qu’une machine nous ressemble ?

Une machine trop humaine pourrait revendiquer des droits en tant qu’ « espèce », dans un but d’émancipation, voire de domination de son créateur. Est-ce pour cette raison qu’au-delà d’un certain seuil de ressemblance, un robot humanoïde finit par nous glacer d’effroi et provoquer un phénomène de rejet ?

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